Rentrée scolaire en couleurs pour l'école des Hogues
Les travaux de rénovation de la classe des CM et des sanitaires ont été rondement menés par les entreprises Halleur, Torchy et Multicolors.
Les élèves trouveront des sanitaires rénovés depuis le carrelage jusqu'à la faïence murale en passant par les portes remplacées. Leurs couleurs invitent à la clarté et à une ambiance contemporaine. La peinture de la partie restante de ces sanitaires sera réalisée dans un second temps. Pour ce qui est de la rénovation de la classe des CM, les peintures choisies par la directrice Muriel Oury offrent une ambiance apaisante propice à se poser pour l'apprentissage et la concentration. Ecran modulable installé et vidéo-projecteur suspendu, tout est en place pour souhaiter une belle rentrée à tous les enfants de l'école.
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Un peu d'histoire pour cette classe des CM...
En 1830, Louis-Philippe prend le pouvoir à Charles X et son ministre Guizot fait une loi qui donne aux communes l’obligation d’entretenir une école élémentaire. Il doit être fourni aux instituteurs : un local d’habitation pour se loger et un local pour recevoir les élèves.
La municipalité des Hogues, décide en 1838 d’acheter le terrain dans le but d’y construire l'école. Il y en avait peu de disponible, la forêt bordait de très près le village. Mais il fallut attendre une trentaine d'années, la première pierre était posée en octobre 1869 et les travaux étaient achevés l’année suivante.
Le Conseil Municipal avait décidé en 1869 d’ouvrir des cours gratuits pour les adultes. Il ne fallait pas oublier les parents qui n’avaient pas eu la chance d’apprendre à lire et à écrire., Ces cours durèrent jusqu’à la fin du 19ème siècle. D’ailleurs, on demandait aux élèves d’instruire leurs parents le soir lorsqu’ils rentraient chez eux.
Il y avait un impôt à payer et si on n’avait pas les moyens de payer il fallait effectuer des travaux pour la commune. Les hoguais devaient ainsi en 1886 trois journées de travail et un barème très précis fixait la valeur de chaque tâche. Par exemple, l’une des plus contraignantes, l’extraction, le ramassage et le nettoyage d’un mètre cube de cailloux avait une valeur de trois francs. A cette époque les routes n’étaient pas goudronnées, comme dans la côte de Perriers-sur-Andelle ou celle de Vascoeuil par exemple, les intempéries provoquaient de graves dommages et leur entretien était une affaire collective.
Il en allait de même pour l’école pour les enfants les plus démunis, ceux-ci participaient aux tâches des parents qui servaient à payer la contribution scolaire. Des parents qui avaient deux enfants de plus de neuf ans et qui n’avaient pas les moyens de payer la contribution scolaire devaient ramasser 2 m3 de cailloux !
Lorsque l’instruction devint gratuite, elle devint aussi obligatoire et il incombait au conseil municipal de surveiller la fréquentation de l’école car bon nombre de parents préféraient, pour des raisons économiques, envoyer leurs enfants travailler dans les filatures de la vallée.